Les risques de voie d'eau à bord et les moyens de prévention et de lutte

Tout est poison, rien n'est poison, c'est la dose qui fait le poison. Ainsi pour l'eau. En navigation de plaisance, l'eau est ton support de transport. Mais elle peut être dangereuse, voire mortelle, en cas de voie d'eau dans le bateau. L'idée est de les prévenir. Puis, de les gérer au mieux. Les risques de voie d'eau à bord et les moyens de prévention et de lutte existent. Ils sont à connaître et à maîtriser.

5 OCEANS Paris t'accompagne donc pour gérer le trop plein d'eau à bord, et la manière de réagir. Élément de la vie, l'eau, salée comme douce, peut s'avérer plus que dangereuse, jusqu'à la submersion. Des gestes sereins pour une sécurité assurée comme des réactions d'urgence maîtrisées.

 

Rappel du cours théorique

Tu dois avoir à bord un dispositif d'assèchement manuel efficace adapté, c'est-à-dire d'une capacité en rapport avec le volume intérieur de la cabine et de la cale :

– pompe à main, seau ou écope ;

– pompe de cale manuelle ;

– pompe de cale électrique.

Si tu loues, pose au professionnel toutes les indications et précautions nécessaires à prendre. Et prend le temps de vérifier ces points essentiels et le matériel adapté. Demande les précisions nécessaires pour son utilisation. Et, si possible, teste-le avant le départ en présence du loueur.

Si la voie d'eau n'est plus contrôlable (en cas d'urgence ou de risque de submersion), prépare-toi à évacuer le bateau. Lancez un MayDay (canal 16 de la VHF) pour assistance immédiate - retrouve l'article de 5 OCEANS Paris sur les appels d'urgence. Ou contacte le bateau le plus proche de toi.

 

Admission et évacuation d'eau du moteur

Manipule régulièrement les vannes.

Place les pinoches appropriées à proximité.

Les pinoches sont de petites cônes de bois servant à obturer la voie d'eau d'une admission ou d'évacuation faite dans la coque. N'utilise pas les pinoches pour obturer un trou dans une coque plastique.

 

Admission et évacuation d'eau en cabine

Manipule régulièrement les vannes.

Place les pinoches appropriées à proximité.

Forme ton équipage à une bonne utilisation des toilettes marines et de tous les points d'eau douce du bateau.

 

Panneaux de pont, hublots et manches à air

Ferme et verrouille les panneaux de pont et les hublots.

Tourne les manches à air vers l'arrière.

 

Passe-coque instrumentation

Contrôle à chaque carénage*.

Place les bouchons appropriés à proximité.

 

Mèche de safran et presse-étoupe

Contrôle visuellement le suintement du presse-étoupe*.

Si nécessaire, à chaque carénage :

– resserre la mèche de safran ;

– remplace la bague du presse-étoupe.

 

Les conseils de la SNSM

De prévention

– Assu­rer une veille perma­nente pour éviter les risques d’abor­dage, de colli­sion et d’échouage violent.

– Arri­mer les objets lourds.

– Fermer les hublots et les capots de pont à la mer. Renfor­cer leurs systèmes de ferme­ture avec des tapes en bois par mauvais temps.

– Ne pas tolé­rer d’eau dans les fonds.

– Boucher les infil­tra­tions.

– Contrô­ler l’état de tous les tuyaux et colliers.

– Entre­te­nir le presse-étoupe, les pompes, et véri­fier régu­liè­re­ment leur bon fonc­tion­ne­ment.

– Poser des crépines à l’ex­tré­mité des tuyaux d’as­pi­ra­tion des pompes.

– Prévoir des accès faciles derrière les cloi­sons.

– Fermer les vannes qui ne sont pas en service.

– Accro­cher une pinoche en bois à côté de chaque passe-coque et vanne, d’un diamètre adapté.

– Posi­tion­ner la batte­rie d’ali­men­ta­tion de la VHF très au-dessus de la ligne de flot­tai­son pour éviter qu’elle ne soit noyée, cela permet­tra de donner l’alerte si besoin est.

 

De lutte

La voie d’eau néces­site la mise en œuvre de moyens d’épui­se­ment puis­sants : seaux, pompes à fort débit.

– Lancer toutes les pompes du bord pour évacuer le maxi­mum d’eau et lancer le moteur pour pouvoir utili­ser la pompe de cale.

Loca­li­ser la voie d’eau et goûter l’eau :

  • douce : c’est un réser­voir crevé, une accu­mu­la­tion d’eau de conden­sa­tion ou de pluie,
  • chaude : une durit du circuit de refroi­dis­se­ment du moteur est percée,
  • salée : la mer entre dans le bateau.

– Remon­ter la fuite en la suivant à la main.

– Véri­fier chaque vanne, tuyaux et passe-coque.

– Aveu­gler la voie d’eau par l’in­té­rieur avec tout ce que vous avez sous la main : paillet, cous­sin, mate­las, etc.

– Poser une planche dessus pour assu­rer la rigi­dité de l’en­semble.

– Colma­ter la brèche par l’ex­té­rieur en utili­sant une voile ou un prélart.

– Boucher le trou si cela est possible avec un maté­riau poly­mé­ri­sant pour limi­ter la voie d’eau le temps de rallier le port le plus proche.

– Préve­nir les secours en mer (VHF : Canal 16 / Télé­phone : 196) en envoyant un message de détresse.

 

Vidéo d'Ediser mobile

L'éditeur Ediser propose une vidéo explicative détaillée d'une douzaine de minutes expliquant la voie d'eau en bateau : préparation, construction et nature du bateau, les réactions, les contacts. La manière de se comporter en amont, pendant et en aval du danger.

 

L'équipe de 5 OCEANS Paris demeure à tes côtés au cœur des risques de voie d'eau à bord et les moyens de prévention et de lutte. En tant que chef de bord, tu dois maîtriser ces gestes, et bien former ton équipage. La gestion du stress s'avère primordiale, d'où un second de qualité et de confiance. Cette symbiose de groupe est importante pour toute sortie bateau, et encore davantage dans les éventuels moments de crise.

Sur mer, si l'eau est douce, il s'agit d'une fuite de réservoir interne, d'où une quantité limitée d'eau. Fermer les vannes d'arrivée d'eau est le premier des réflexes. Si elle est salée, la complexité est autre. Sur les eaux intérieures, une voie d'eau douce interroge quant à sa provenance.

Retrouve également l'article maison de 5 OCEANS Paris pour gérer une voie d'eau à bord.

 

GLOSSAIRE

Carénage : action de nettoyer, calfater et, si nécessaire, repeindre la carène d’un bateau, mis au sec à cet effet. Par extension. Pratiquer ces opérations sur tout le bordé ou pratiquer sur la coque un radoub complet. – Carène, partie immergée de la coque d’un navire, comprenant les œuvres vives, soit la quille et les flancs jusqu’à la ligne de flottaison. Autrefois, carénage.

Pinoche : cône en bois servant à obstruer une voie d'eau.

Presse-étoupe : pièce métallique assurant l'étanchéité des arbres de transmission du moteur.

 

 

5 OCEANS, c’est un groupe de permis bateau dans toute la France, avec des moniteurs expérimentés, capitaines de la marine marchande, un esprit d’entrepreneur, une réactivité et du professionnalisme plein les mains. Une équipe à ton écoute.

 

 

Sources : ENPC-Ediser ; SNSM.

 

 

commentaires

laisse ton commentaire

Retour au sommet